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Né le 9 septembre 1943 à Djibouti,
Souleiman Farah Lodon fait ses études primaires et secondaires à Djibouti. Son
Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) en poche, il part, en septembre 1961,
en France, pour poursuivre ses études jusqu’au baccalauréat qu’il obtient
aisément. Il entre ensuite à l’université de Nantes, toujours en France. Il y
décroche sa maîtrise d’histoire et de géographie puis devient le premier
professeur certifié djiboutien en la matière en 1970.
De retour à Djibouti, il enseigne au Lycée d’Etat de Djibouti et forme des
générations entières.
Son engagement politique date de sa jeunesse où il milite dans les
organisations estudiantines africaines en France. Et c’est fort de cette
culture militante qu’il rentre au pays où, dans la discrétion dictée par son
statut de haut fonctionnaire, il participe à la lutte pour l’émancipation
nationale.
A l’Indépendance, il devient le premier Directeur Général de l’Education
Nationale. Poste qu’il occupera jusqu’en 1986 et qui lui permettra d’imprimer
sa marque à l’Education Nationale.
Nommé ministre de l’Education Nationale en 1986, il entre utilement au
gouvernement de la République. Où il change bientôt de portefeuille, devenant
ministre de la Fonction publique.
En février 1992, Souleiman Farah Lodon démissionne de son portefeuille
ministériel pour marquer son opposition (comme l’a fait son ami, feu Mohamed
Djama Elabé quelques jours auparavant) à la logique de guerre privilégiée par
le Président Hassan Gouled Aptidon et ses lieutenants dans le règlement de la
crise politique et de la guerre civile qui secouent le pays.
Il se lance alors, aux côtés du très regretté Elabé, dans la lutte pour la
paix, la réconciliation nationale et la démocratie. C’est ainsi qu’il est
membre fondateur du Mouvement pour la Paix et la Réconciliation (MPR) qui
deviendra, dès septembre 1992, le Parti du Renouveau Démocratique (PRD).
En démocrate convaincu, cet homme
de pensée, d’expérience et d’action participera au combat pour le renouveau
démocratique. Il s’investira beaucoup dans l’implantation et la montée en
puissance du premier parti d’opposition qu’est le PRD. Dont il sera d’ailleurs
le principal rédacteur des statuts et du règlement intérieur.
Insensible aux pressions et au harcèlement d’un régime qui ne le ménagera
nullement, il restera fidèle aux idéaux et valeurs de son parti.
A la disparition de son ami Elabé, il fera face à l’adversité et sera en
première ligne dans la défense de son parti et de son combat. Animant
remarquablement la direction du PRD avec le président intérimaire,
Mohamed Ahmed Kassim dit Haïssama.
L’une des principales personnalités du PRD, Souleiman Farah Lodon poursuit
toujours le combat pour la concorde nationale et le renouveau démocratique. Aux
côtés du président DAF et de tous les autres démocrates du MRD qui lui
témoignent une grande estime et un sincère respect mérités.
2ème vice-président du PRD, il le reste au MRD.
Souleiman Farah London, est marié et père de plusieurs enfants.
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