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LE MOT DU PRESIDENT DAHER AHMED FARAH
Chers
concitoyennes et concitoyens,
Amis internautes
Nous portons à votre connaissance que le Parti du Renouveau Démocratique (PRD)
change de dénomination. Depuis le 25 novembre 2002, il porte le nom de
« Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement
(MRD) » et son organe de presse celui de « Le Renouveau
Djiboutien ».
Comme vous le savez, depuis le 23 mai 1997, jour où le régime a décrété notre
élimination pure et simple de la scène dite légale par la confiscation de notre
nom au profit de quelques adhérents retournés par l’appât du gain, nous étions
considérés comme une formation illégale et combattue avec d’autant plus
d’acharnement. Arrestations et détentions arbitraires par la police politique,
emprisonnements par une justice aux ordres, agressions physiques et morales,
pertes d’emplois et autres activités économiques, intimidations et menaces
permanentes, fermetures de locaux et confiscation de matériel de travail, etc.
etc. voilà quel était notre lot ordinaire.
Mais nous avons résisté contre
vents et marées et poursuivi notre lutte comme en témoigne ce site.
Notre combat et celui du reste de l’opposition djiboutienne ont fini par
arracher au régime médiéval de Monsieur Ismael Omar le multipartisme intégral.
En vertu de l’accord de concorde et réformes démocratiques du 12 mai 2001, le
successeur dynastique de Monsieur Hassan Gouled Aptidon a consenti à l’entrée
en vigueur du multipartisme intégral à l’issue de l’expiration de la période de
validité de dix ans de la fameuse loi dite référendaire du 4 septembre 1992.
Expiration effective depuis le 3 septembre 2002.
La question de la reconquête de la légalité s’est donc posée à nous. Et plutôt
que de tomber dans le grossier piège tendu par le régime et de nous tourner
vers sa justice, ou de nous accomoder (au détriment de notre combat) de tel ou
tel pion alimentaire, nous avons décidé de poursuivre la lutte sous une
nouvelle appellation. Aussi avons fourni l’effort d’une relégalisation :
nous avons tenu notre congrès fondateur le jeudi 7 novembre 2002 à notre siège
central de Djibouti-ville (le même depuis la naissance du PRD le 12 septembre
1992) et déposé notre dossier de légalisation le dimanche 17 novembre 2002 au
ministère de l’Intérieur, obtenant le récépissé de déclaration du MRD le
lundi 25 du même mois.
A la facilité et au reniement, nous avons encore, à la différence de certains,
préféré l’effort et la fidélité à nos valeurs et à notre cause. Nous l’avons
fait en toute lucidité, conscients que relégalisation ne signifie nullement fin
des persécutions.
Nous redisons donc Non à la logique fossoyeuse du ventre et Oui à la lutte pour
le Renouveau démocratique et le Développement. Nous réaffirmons notre foi en
l’action positive et dans le Mouvement qui libère.
Pour tout dire, nous réiterons notre foi en notre peuple et en sa capacité à
s’émanciper du joug de l’alimentura, à renaître et à prospérer dans la
fraternité, la justice, la concorde et la démocratie.
Voilà pourquoi le changement de nom. Voilà pourquoi MRD. Voilà pourquoi le
Renouveau Djiboutien.
La lutte continue …jusqu’à la victoire finale.
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