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L’Appel pour un véritable
changement démocratique…
Par Ali
Salem Omar du MRD
Alsalam
wa aleykom wa rahmatoullahi wa barakatou. Je voudrais profiter de cette
occasion pour remercier les organisateurs de cette soirée ainsi que vous, qui
avez répondu présent à cet Appel.
Du fond
du cœur, j’espère que cette soirée va nous donner la possibilité de mieux
appréhender le contexte politique et socioéconomique de notre pays.
Mon thème
de ce soir, va porter sur «L’Appel pour un véritable changement démocratique »,
auquel nous avons le devoir de songer, pour la démocratie et le développement
socioéconomique du pays…
Ce que
j’ai à vous dire ce soir, est plutôt une invitation à redoubler d’efforts pour
mieux comprendre notre rôle dans cette vie d’une part, et ce qu’on doit produire
pour notre pays d’autre part.
Mais
avant de nous lancer sur le thème de ce soir, je me permettrai, en ce mémorable
jour du 27 juin 2009, de vous dire un mot sur la situation politique et
socioéconomique de Djibouti :
Sur le
plan politique, l’on se rappelle avoir assisté à une série de différends dès
les premiers jours de notre indépendance. Une belle illustration en est donnée
par l’exemple du premier ministre Ahmed Dini Ahmed. Ne pouvant poursuivre ses
activités politiques parce qu’inquiété, puis accusé « injustement »
de tribalisme, il démissionne en décembre 1977. Abdillahi Doualeh Waiss, ou le
mentor de la jeunesse djiboutienne, va disparaître mystérieusement. Le MPL
(Mouvement Populaire de Libération) est désigné à la vindicte populaire car déclaré
hors-la-loi, et diabolisé sur le plan politique et social.
En mars
1979, naît le Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP). Comme son nom
l’indique, il est censé regrouper la
LPAI (Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance), le FLCS
(Front de Libération de la Côte des
Somalis) ainsi que l’Union Nationale pour l’Indépendance.
Sur la
scène nationale, et à l’instar des autres partis uniques africains, le RPP n’a
pu tolérer l’avènement d’autres formations politiques. C’est ainsi que le
premier parti d’opposition est étouffé dans l’œuf en 1981, et ses dirigeants
jetés en prison. A la même période, une loi dite de « mobilisation
nationale » est promulguée pour instaurer le parti unique. Le verrouillage
s’intensifie, et le régime n’autorise aucune expression, ni aucune pensée ou
opinion qui puisse contrarier sa politique.
C’est
dans ce contexte que la résistance va lentement mais sûrement s’organiser
contre ce qui est très vite considérée comme une oppression post-coloniale.
Elle prend la forme armée avec le FRUD (Front pour la Restauration de
l’Unité et la Démocratie),
opérationnel dès la fin de l’année 1991, mais aussi civile avec des
organisations telles que le MPR (Mouvement pour la Paix et la Réconciliation) du
ministre défunt Mohamed Djama Elabé.
Suite à
l’effondrement du communisme, et pour insuffler un peu d’ouverture aux systèmes
politiques des Etats africains naguère colonisés, la France, sous la présidence
de François Mitterrand, prône la démocratisation lors d’une conférence en 1990,
à La Baule-Escoublac
(en Loire-Atlantique). Il s’agit d’introduire le pluralisme politique et de
démocratiser la vie nationale. La refonte des constitutions, ou parfois leur
élaboration, non seulement tarde, mais n’a malheureusement pas donné l’effet
escompté.
En 1991,
suite au déclenchement des hostilités armées par le FRUD et au soutien que la
cause de la démocratie rencontre auprès de nombreux secteurs de l’opinion
publique, le régime met un peu de bémol à son intransigeance anti-démocratique.
Pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays, une constitution
voit le jour. Pour les plus assoiffés de démocratie, La Baule et la détermination de
ceux qui ont opté pour la solution armée, commencent à donner des résultats.
Cette
constitution, soumise à vote le 4 septembre 1992 dans un pays en grande partie
contrôlé par la rébellion, et promulguée le 15 du même mois, proclame le
pluralisme politique. Cependant, une loi référendaire censée être adoptée en
même temps que la constitution,
limite le nombre des partis à quatre, pour dix ans. C’est dans ce cadre que
vont être légalisés les deux premiers partis d’opposition : Parti du
Renouveau Démocratique (PRD) de Mohamed Djama Elabé et le Parti National
Démocratique (PND) de Aden Robleh Awaleh. Le FRUD, quant à lui, a préféré
poursuivre la lutte armée.
De fil
en aiguille, et après une série de négociations avec les représentants du
gouvernement, une faction du FRUD accepte de déposer les armes. Elle décide de
se rallier au régime en place par des accords signés le 26 décembre 1994. Deux
ans plus tard, soit une année avant les élections législatives du 19 décembre
1997, Mohamed Djama Elabé
décède de manière brutale et suspecte. Le PRD, soudainement décrété illégal,
appelle au boycott du scrutin législatif en concertation avec d’autres
mouvements de l’opposition. Ce qui n’empêche pas le RPP, parti-Etat, de rafler,
comme à l’accoutumée, l’ensemble des 65 sièges de l’Assemblée Nationale.
A
l’issue de la présidentielle du 9 avril 1999, monsieur Ismaël Omar Guelleh
(IOG) est déclaré vainqueur. Son adversaire, Monsieur Moussa Ahmed Idriss,
candidat de toute l’opposition qui se regroupe sous la bannière de l’Opposition
Djiboutienne Unifiée (ODU), ne recueille officiellement que le quart des voix.
Comme c’est souvent le cas, il ira
séjourner en prison, pour quelques mois.
La
principale faction du FRUD, qui poursuit la lutte armée sous la conduite du
président Ahmed Dini Ahmed, ne signe d’accords de paix que le 7 février 2000 à
Paris
et le 12 mai 2001 à Djibouti. Monsieur Dini va ensuite créer son parti
politique sous le sigle ARD (Alliance Républicaine pour le Développement). La
fin de l’année 2002, va être marquée par l’entrée en vigueur du multipartisme
intégral.
L’opposition
djiboutienne compte aujourd’hui quatre formations dont trois regroupées sous la
bannière de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD), qui estime non sans
raison que monsieur Ismaël Omar Guelleh contrôle tout. Il est l’Etat à lui
seul !
Néanmoins,
et pour montrer sa bonne foi malgré le non respect des règles élémentaires du
jeu politique, l’opposition accepte de participer aux législatives de janvier
2003. Ces dernières étant les premières élections législatives multipartites,
au sens du multipartisme intégral. Mais, c’est aussitôt la déception : « Un
représentant de la France
a pu assister à ce déni électoral : non publication de la liste
électorale ; cartes d'électeurs sans adresse ni référence de l'identité
des électeurs, ni désignation des bureaux de vote ; non remise à leurs
titulaires des cartes d'électeurs, désignation des membres des bureaux de vote
sur le critère d'appartenance du parti au pouvoir, intervention des forces de
l'ordre pour emporter de force les urnes ou pour expulser ou arrêter le délégué
de l'opposition ; transferts des bureaux de votes dans des lieux
inconnus ; faux procès-verbaux...»
Pour
l’opposition, le régime ne veut pas se défaire de ses réflexes de «hold up
électoral », et dans de telles circonstances, le jeu démocratique et
électoral est très difficile.
A la lueur de ce qui précède, et comme on peut le deviner, la situation
du respect des droits de l’Homme laisse beaucoup à désirer. Faut-il rappeler
qu’aucune radio libre, ni télévision n’est tolérée ? La presse
indépendante, qui se résume au seul bulletin hebdomadaire du MRD, Le
Renouveau Djiboutien, n’existe plus depuis 2007. La FIJ (Fédération Internationale
des Journalistes) n’a cessé de rappeler à l’ordre le régime dictatorial en
place, mais en vain.
Sur un autre plan, et en dépit de la constitution du 4 septembre 1992,
qui consacre la liberté syndicale, en ligne avec les conventions 87 et 98 de
l’Organisation Internationale du Travail, la vie syndicale demeure bâillonnée.
En septembre 2004, le regretté Ahmed Dini Ahmed nous quitte à jamais.
Eprouvée par la perte de l’un de ses plus grands leaders, l’opposition
djiboutienne est à nouveau sous le choc et l’émotion. Monsieur Ahmed Youssouf
Houmed lui succède à la tête de l’ARD.
Ne
voulant pas cautionner ce qu’elle appelle une mascarade électorale, l’opposition
djiboutienne boycotte la présidentielle du 8 avril 2005. Ismaël Omar Guelleh,
le président sortant, est le seul candidat à sa propre succession. Comme prévu,
il remporte le scrutin «haut les mains.»
Les
élections communales et régionales des 10 et 31 mars 2006 (Objet du titre V de
l’accord de réforme et de concorde civile du 12 mai 2001), boycottées par
l’opposition, étendent les couleurs du RPP à l’échelon local avec 143 des 183
sièges en jeu.
L’histoire
politique de Djibouti, telle qu’elle est succinctement relatée ici, incite à
souligner le déficit de la démocratie et l’absence de l’Etat de droit.
Sur le plan socioéconomique : Comme dans la majorité des pays en
développement, notamment en Afrique, la situation économique et sociale
djiboutienne, n’est guère reluisante. Les données structurelles montrent que
l’industrie est quasi-inexistante et ne peut participer de ce fait qu’à hauteur
de 15 % dans la formation du PIB,
y compris les valeurs ajoutées produites par l’Electricité de Djibouti (EDD) et
l’Office National des Eaux de Djibouti (ONED).
L’agriculture,
handicapée par l’aridité des terres et la faiblesse pluviométrique, joue un
rôle infime dans la vie économique et commerciale. Les potentialités du
sous-secteur qu’est la pêche, demeurent largement sous-exploitées en raison de
la faiblesse de la demande intérieure, de l’inadéquation des techniques
d’exploitation qui limite la production et d’une absence de politique
rurale appropriée. L’élevage des ovins, des bovins et des caprins, reste modeste.
De ce fait, le secteur primaire ne contribue au PIB
qu’à hauteur de 5%.
C’est le
secteur tertiaire, le quaternaire naissant inclus, qui occupe une position
hégémonique. Il produit 80 % du PIB, et Djibouti se voudrait ainsi une
plate-forme commerciale.
Le PIB/tête qui se rapporte à la seule population nationale, abstraction
faite donc des revenus des expatriés, s’élève à 450 $ USA. Cette donnée, encore
d’actualité en 2009 et reprise par nombre de rapports du PNUD, situe le pays dans la catégorie des pays les
moins avancés (PMA) du monde. La même source indique un taux de croissance du
PIB qui s’établit à moins de 1% en moyenne annuelle durant la décennie 1990.
Les taux de croissance naturelle et migratoire se situent respectivement à 2,8%
et 3,1% par an, ce qui ne peut que rendre négative la croissance du PIB/tête.
Tandis que les indigents djiboutiens représentent officiellement 9,8% de la
population, les sédentaires qui continuent à vivre dans des ménages pauvres,
sont estimés à 45%. Force est de constater que les données n’ont guère
foncièrement changé depuis lors.
Le
chômage ne cesse de croître, notamment parmi les jeunes. Son taux est
aujourd’hui estimé à au moins 50%
(56% pour les hommes et 70% pour les femmes) de la population active, obligeant
la majorité des chômeurs à se répartir entre délinquance juvénile et petites
activités de l’économie informelle.
La
rigidité des codes de l’impôt et de l’investissement, la complexité des
procédures de création d’entreprises,
la cherté du coût de la vie, les délestages et le manque d’eau, sont autant
d’éléments qui découragent l’initiative privée.
Le
régime veut nous faire croire que les investisseurs étrangers se bousculent à
Djibouti, alors qu’il s’agit d’un phénomène prévu par les experts des «paradis fiscaux»
et des «blanchiments d’argent». Cette bousculade va s’escamoter à moyen terme,
voire produire l’effet inverse dans un climat politique très tendu et un
environnement socioéconomique des plus factices.
Sinon,
comment les investisseurs peuvent faire confiance à un pays en risque de guerre
avec son voisin érythréen ? N’y a-t-il pas une contradiction ?
L’instabilité politique locale qu’illustre le conflit
qui a opposé le gouvernement djiboutien à la rébellion du FRUD, le non-respect
des accords de paix, notamment ceux du 7 février 2000 à Paris et du 12 mai 2001
à Djibouti, la possible reprise du conflit au Nord du pays, le risque de guerre
avec l’Erythrée, la situation dramatique dans la Somalie voisine ainsi que
les tensions en Ethiopie, ne sont pas de nature à faire affluer les capitaux en
quête d’opportunités. L’argument du risque-pays est aujourd’hui sur toutes les
lèvres…
Qu’ils soient structurels ou conjoncturels, les
problèmes s’aggravent. La situation sanitaire est alarmante, et
l’éducation nationale exsangue. Privées d’eau et d’électricité des heures
durant, les ressources humaines que sont nos forces vives, ne peuvent tout
simplement pas produire comme il se doit.
Indiscutablement,
l’environnement politique, économique et social djiboutien, présente de
nombreux défis à surmonter. L’on se rappelle tous les difficultés des années 1990,
et quand nos décideurs politiques se sont précipités pour solliciter le
concours des institutions de Bretton Woods, à savoir le Fonds Monétaire
International (FMI) et la
Banque Mondiale (BM), les différentes négociations ont eu
pour effet l’adoption d’une politique budgétaire fondée sur un programme
d’ajustement structurel, le fameux PAS. L’objectif clairement défini dans le
cadre de ce partenariat étant la réduction des déséquilibres macroéconomiques
en vue de relancer la machine économique et sociale. Officiellement, cette
politique est entrée en vigueur en 1996. Hélas, et devant le manque de volonté
politique du pouvoir en place, les experts des deux institutions se contentent
aujourd’hui d’un certain nombre de tables rondes ou de simples missions de
supervision.
Indubitablement,
Ismaël Omar Guelleh a choisi de gérer le pays à sa façon. Il a voulu croire que
Djibouti fait partie des pays du Golfe. A la raison et à l’ajustement
structurel, il a préféré la démesure et la folie des grandeurs. Mais à cela,
correspond un prix ou un coût. C’est ce que la véritable taille de la dette
publique va nous révéler, cette qui sera sans doute payée un jour par notre
progéniture.
Aujourd’hui, il ne nous reste, à Nous, Djiboutiennes
et Djiboutiens, qu’à prendre nos responsabilités devant notre Nation et devant
l’Histoire, pour en appeler à la mobilisation générale et permanente contre le
pouvoir politique et illégitime en place.
Sans conteste, le pouvoir de monsieur Ismaël Omar Guelleh a spolié
le peuple de sa légitime souveraineté et a détourné à son profit exclusif les
richesses de la Nation.
Ce pouvoir quasi-absolu qui fonctionne essentiellement sur
l’arbitraire, le clientélisme, le laxisme et la corruption, a profondément
affaibli l’autorité de l’Etat dans son rôle international et constitue une
réelle menace tant pour notre unité que pour notre intégrité nationale.
Nous situons le présent appel, dans la continuité du Mouvement National,
des principes énoncés dans le projet du MRD.
Nous, djiboutiennes et djiboutiens, organisateurs de cette
conférence, exprimons haut et fort, notre profonde préoccupation devant la
logique d’autodestruction et de détérioration continue, qui caractérise la
situation sociopolitique, économique et morale de notre pays.
Nous devons refuser désormais, et d’une manière catégorique, d’être
les complices de cette démesure. Il est temps de mettre fin à notre
inaction, à notre silence et à notre désengagement sous quelque forme que ce
soit.
Cette
initiative a été décidée par notre mouvement face à notre situation commune qui
se caractérise par:
• la
persistance et l’aggravation de la crise de la légitimité du pouvoir depuis
1977 à ce jour, crise devenue une menace et un danger permanent pour notre
nation.
• la
persistance de l’oligarchie à exclure le peuple du débat et de la participation
politique.
• le
manque de perspective claire et nette pour toute la nation.
• La
culture du chaos et de la violence et son extension à toutes les couches
sociales.
Notre but est: d'œuvrer à la reconquête du droit du peuple à la
souveraineté et au changement radical et pacifique du système politique.
D'œuvrer à l’instauration d'institutions solides et responsables capables d'assurer
le fonctionnement démocratique de la société, de garantir la transparence du
gouvernement, et l'alternance de son pouvoir, enfin de créer un Etat dont les
commandes resteront entre les seules mains du peuple souverain.
Les principes régissant le fonctionnement de nos institutions
seront fidèles à la
Constitution et aux lois votées par le législateur en accord
avec nos valeurs civilisationnelles, nos cultures et nos traditions séculaires.
Nos institutions seront soucieuses de consolider, par leur sain fonctionnement,
le lien entre le peuple et ses vraies valeurs.
L’heure est venue, chers frères et sœurs, pour changer ce système
politique illégitime par des méthodes pacifiques et démocratiques et de rendre
la souveraineté politique aux Djiboutiennes et Djiboutiens pour qu’ils
choisissent librement et démocratiquement des institutions politiques en
rapport avec les réalités politiques et socioculturelles de la Nation.
Cet appel est ouvert à l’adhésion morale et active de tous nos
compatriotes qui partagent le même attachement à la patrie et aux valeurs
morales et culturelles de la société djiboutienne dans toute sa diversité, y
compris ceux qui se trouvent de par leurs fonctions ou leurs positions dans les
institutions officielles actuelles.
Il est une exhortation à tous ceux qui refusent la marginalisation
et l’exclusion du citoyen de la vie publique.
C’est un appel à tous ceux, qui conscients de la déliquescence de
la société et de la fatuité des institutions, veulent fédérer leurs efforts
pour un changement décisif et salvateur de la situation de la Nation djiboutienne.
Nous en appelons à la conscience, au cœur et à la raison de toutes
et de tous, Djiboutiennes et Djiboutiens, intellectuels et politiques, civils
et militaires, pour s’unir et œuvrer ensemble, sans exclusion aucune et dans la
sérénité, à la véritable réconciliation et à la résolution définitive de la
grave crise politique qui ébranle notre pays.
Oeuvrons tous ensemble à la deuxième indépendance de notre pays et
à l’édification d’une société d’ouverture et de tolérance, libérée du joug de
l’injustice, de la violence et de la terreur de monsieur Ismaël Omar Guelleh et
son équipe.
Cet appel se veut enfin et surtout une proposition d’action pour
une transition pacifique vers un Etat de Droit.
Je vous remercie…
A cause du passé
pro-colonialiste de son chef Ali Aref Bourhan, cette formation était décriée par
une grande partie de la population. Voir Mohamed Aden in La chute du Président
Ali AREF (Djibouti, 1975-1976), l’Harmattan, pp 63-152.
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