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Faut-il prendre les armes ou baisser les bras face à des répressions
Impunies sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?
En cette Journée Internationale de la Femme, en République de
Djibouti c’est le désastre pour bon nombre de Femmes Djiboutiennes, qui ont vu
leurs logements bradés par le Chef de l’Etat, qui voient leurs maris
constamment incarcérés, aux sus et au vus et à deux pas des Ambassades des
Etats-Unis, du Yémen, de l’Ethiopie, du PNUD et de l’Ambassade de France.
La Femme Djiboutienne est confrontée, dans ce contexte, à diverses
violations socio-économiques insupportables et condamnables, à des persécutions
physiques et morales pires et plus vicieux que celles de période coloniale.
Les faits.
Samedi 6 mars 2010, des Agents du Chemin de Fer, après plus de trois mois
de salaires non payés par les Autorités Djiboutiennes alors que leurs camarades
dépendant des Autorités Ethiopiennes sont payés, ont entamé une manifestation
pacifique sauvagement réprimée et plus d’une centaine de cheminots ont été
incarcérés à Nagad pour être relâchés tard dans la soirée.
Dimanche 7 mars 2010, les cheminots sont repartis manifester, cette
fois en face du Ministère des Transports à cent mètres de l’Ambassade des
Etats-Unis, mais aussi à cent mètres de l’Ambassade d’Ethiopie.
Malheureusement les cheminots ne savaient pas que toutes les manifestations
pacifiques dans cette Zone névralgique sont formellement interdites.
Reste à savoir, en vertu de quel texte juridique ?
Néanmoins, force est de constater que depuis hier dimanche 7 mars 2010
soixante quatre (64) travailleurs sur plus d’une centaine ont été embarqués
manu militari après un trie sélectionnant sur des critères d’appartenance
probablement politiques ou/et tribales.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux
Ambassades des Etats-Unis, de l’Ethiopie et de la France à réagir promptement
face aux répressions inadmissibles et intolérables, qui se sont abattus sur les
travailleurs cheminots, qui ont manifesté pacifiquement et sont arbitrairement
incarcérés à Nagad depuis le 7 mars 2010.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les
Défenseurs des Droits de l’Homme de demander aux Ambassade accrédités en
République de Djibouti de se prononcer diplomatiquement si des accords
secrets ont été signés avec les Autorités Djiboutiennes déclarant toute cette
Zone comme Zone exclusive et vendue à certaines de ces Chancelleries.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate et dénonce avec
fermeté les mesures inhumaines et indignes pour l’ensemble des
Djiboutiennes à savoir :
- les violations, par le
Chef de l’Etat Monsieur Ismaël Omar Guelleh, des Droits fondamentaux et
de la Démocratie en République de Djibouti,
- les bradages, les non
paiements des salaires des Agents de l’Etat ou ceux sous la tutelle de l’Etat
comme les cheminots de la Société du Chemin de Fer Djibouto-Ethiopienne, en
particulier les cheminots dépendant directement des Autorités Djiboutiennes,
- ainsi que toutes les
arrestations illégales et en violations flagrantes de la Constitution
Djiboutienne, notamment en ses articles : 10, 12, 14, 15 et 16,
- Exige la libération
immédiate de tous les travailleurs illégalement détenus à Nagad suite aux
diverses manifestations pacifiques des cheminots, contre les Abus de Pouvoir.
Ces derniers manifestaient, à juste titre, pacifiquement contre les
bradages de leurs logements, contre le non paiement de leurs salaires et
arriérés de salaires.
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que « les
violations d’ententes commerciales sont considérées plus sérieuses que les
violations des droits humains » et elle considère que les bradages et le
non paiement des salaires sont des aspects des tortures morales, qui sont
encore plus sérieuses et en violation à la Dignité de la Personne
Humaine.
NOEL ABDI Jean-Paul
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