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Edition en Ligne   N°41
COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 MARS 2010.      

 

Faut-il prendre les armes ou baisser les bras face à des répressions Impunies sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?

 

 En cette Journée Internationale de la Femme, en République de Djibouti c’est le désastre pour bon nombre de Femmes Djiboutiennes, qui ont vu leurs logements bradés par le Chef de l’Etat, qui voient leurs maris constamment incarcérés, aux sus et au vus et à deux pas des Ambassades des Etats-Unis, du Yémen, de l’Ethiopie, du PNUD et de l’Ambassade de France.

La Femme Djiboutienne est confrontée, dans ce contexte, à diverses violations socio-économiques insupportables et condamnables, à des persécutions physiques et morales pires et plus vicieux que celles de période coloniale.

 

Les faits.

 

Samedi 6 mars 2010, des Agents du Chemin de Fer, après plus de trois mois de salaires non payés par les Autorités Djiboutiennes alors que leurs camarades dépendant des Autorités Ethiopiennes sont payés, ont entamé une manifestation pacifique sauvagement réprimée et plus d’une centaine de cheminots ont été incarcérés à Nagad pour être relâchés tard dans la soirée.

 

Dimanche 7 mars 2010, les cheminots sont repartis manifester, cette fois  en face du Ministère des Transports à cent mètres de l’Ambassade des Etats-Unis, mais aussi à cent mètres de l’Ambassade d’Ethiopie.

Malheureusement les cheminots ne savaient pas que toutes les manifestations pacifiques dans cette Zone névralgique sont formellement interdites.

Reste à savoir, en vertu de quel texte juridique ?

Néanmoins, force est de constater que depuis hier dimanche 7 mars 2010 soixante quatre (64) travailleurs sur plus d’une centaine ont été embarqués manu militari après un trie sélectionnant sur des critères d’appartenance probablement politiques ou/et tribales.  

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux Ambassades des Etats-Unis, de l’Ethiopie et de la France à réagir promptement face aux répressions inadmissibles et intolérables, qui se sont abattus sur les travailleurs cheminots, qui ont manifesté pacifiquement et sont arbitrairement incarcérés à Nagad depuis le 7 mars 2010.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme de demander aux Ambassade accrédités en République de Djibouti  de se prononcer diplomatiquement si des accords secrets ont été signés avec les Autorités Djiboutiennes déclarant toute cette Zone comme Zone exclusive et vendue à certaines de ces Chancelleries. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate et dénonce avec fermeté les mesures inhumaines et indignes pour l’ensemble des Djiboutiennes à savoir :

-         les violations, par le Chef de l’Etat Monsieur Ismaël Omar Guelleh,  des Droits fondamentaux et de la Démocratie en République de Djibouti,

-         les bradages, les non paiements des salaires des Agents de l’Etat ou ceux sous la tutelle de l’Etat comme les cheminots de la Société du Chemin de Fer Djibouto-Ethiopienne, en particulier les cheminots dépendant directement des Autorités Djiboutiennes,

-         ainsi que toutes les arrestations illégales et en violations flagrantes de la Constitution Djiboutienne, notamment en ses articles : 10, 12, 14, 15 et 16,

-         Exige la libération immédiate de tous les travailleurs illégalement détenus à Nagad suite aux diverses manifestations pacifiques des cheminots, contre les Abus de Pouvoir. Ces derniers manifestaient, à juste titre,  pacifiquement contre les bradages de leurs logements, contre le non paiement de leurs salaires et arriérés de salaires. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que « les violations d’ententes commerciales sont considérées plus sérieuses que les violations des droits humains » et elle considère que les bradages et le non paiement des salaires sont des aspects des tortures morales, qui sont encore plus sérieuses et en violation à la Dignité de la Personne Humaine.  

 

NOEL ABDI Jean-Paul

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